Foire aux informations
Petit lexique
des œuvres
C’est une couleur broyée à l’eau puis liée avec une préparation à base de colle (miel) et gomme (gomme arabique).
C’est l’ensemble des épreuves produites destinées à l’artiste et à la vente. Quand elle est unique, cela signifie qu’il n’y aura jamais de nouvelle édition. Quand elle est limitée, c’est qu’un nombre d’épreuves est défini avant la production et qu’il n’y en aura pas d’autre dans l’avenir. Quand elle est ouverte, ce sont généralement les commandes qui déterminent le nombre d’épreuves à un instant précis.
C’est une technique de façonnage qui consiste à créer une motif en creux par procédé de pression sans application d’encre.
Feuille imprimée qui permet à l’artiste de juger du degré d’achèvement de son travail et des retouches qui pourraient être nécessaire. C’est aussi la dénomination d’une estampe imprimée à partir d’une planche gravée (bois, linoléum, cuivre…) ou d’une pierre de lithographie.
Une épreuve d’artiste (EA) est une estampe qui reste hors commerce parce qu’elle est réservée à l’artiste.
C’est le résultat d’une impression mécanique, donc à partir d’une matrice (bois, linoléum, cuivre, zinc, pierre, écran…) ou numérique (art digital). Ce n’est donc pas nécessairement une gravure.
C’est une technique de façonnage qui consiste à créer une motif en relief par procédé de pression sans application d’encre.
On l’appelle aussi “assiette”. C’est un enduit naturel principalement fabriqué à base de Blanc de Meudon, de Bol d’Aménie (argile ocreuse), d’eau de miel et de colle de poisson. Il sert à créer du relief, polir l’or, créer des effets de texture…
La gomme ammoniaque est une résine naturelle d’origine végétale, principalement tirée du Dorema Ammoniacum, une plante vivace de la famille des Apiacées, originaire d’Asie. Elle est utilisée en enluminure pour poser la feuille d’or.
Technique de taille d’épargne qui consiste à graver une plaque de linoléum pour ensuite l’imprimer.
Base qui permet de faire adhérer la feuille d’or sur le papier. Le jus d’ail et la gomme ammoniaque sont des mordants naturels. Dans le commerce, on trouve de la mixtion à base d’eau et de colle PVA.
“Peinture” d’or fabriquée avec des résidus de feuille d’or récupérés lors de travaux, réduits en poudre et agglomérés avec du miel ou de la gomme arabique. Il est appliqué ensuite au pinceau pour réaliser des détails fins. Il peut être bruni (poli) avec une agate pour lui donner un peu plus d’éclat.
On dit qu’une estampe est originale lorsque la matrice est conçue et fabriquée par l’artiste. Les épreuves peuvent être réalisées par un imprimeur, mais l’artiste approuve l’impression par sa signature autographe.
Version négative de la taille d’épargne qui consiste à graver le dessin et laisser le « fond » en relief. Pour une impression en noir sur papier blanc, par exemple, le dessin restera blanc alors que le fond sera noir.
Technique de gravure qui consiste à épargner (garder en relief) les parties à imprimer. Depuis des siècles, le matériau utilisé pour cette technique est le bois, d’où le nom de xylographie. Les estampes japonaises en sont un bel exemple. Et depuis quelques décennies, la linogravure, sa petite sœur, est apparue. La différence notable est le matériau utilisé (le linoléum) et ses particularités parce que les principes de taille d’épargne sont sensiblement les mêmes.
Éco
responsabilité
Dans la mesure du possible, j’utilise du Papier Arches BFK Rives 100% coton recyclé à 83%. C’est le meilleur compromis que j’ai trouvé à ce jour pour répondre à mes exigences de qualité.
J’utilise du papier recyclé ou réemployé.
Il s’agit d’encres épaisses à base d’huile qui offrent un rendu magnifique et haut de gamme. En principe, elles nécessitent des solvants pour nettoyer les outils. J’ai trouvé le moyen de les nettoyer avec une huile naturelle et une eau savonneuse ensuite.
Les pigments, les liants, enduit (gesso) et mordant (gomme ammoniaque), ainsi que la feuille d’or et l’or à la coquille sont tous des produits 100% naturels d’origine végétale, animale ou minérale.
Mes presses sont manuelles (Slama Press) ou mécanique (Grande presse Reig à volant). Je n’utilise donc pas d’électricité.
Les pinceaux, rouleaux et gouges à graver sont amenés au bout de leur durée de vie et déposés en déchetterie lorsqu’ils n’ont plus d’utilité.
J’ai installé un évier récupérateur des déchets toxiques sous lequel j’ai relié un Jerrican avec robinet pour transvaser dans des bouteilles déposées en déchetterie. Ainsi, je ne contribue pas à la pollution des nappes phréatiques.
Ils sont triés selon les règles édictées par la Ville de Quimper.
Philosophie
et vision
Ma vision est que pour que l’économie fonctionne, il faut faire appel à des professionnels experts dans leur domaine. Non seulement le galeriste est un expert, mais en plus c’est un partenaire avec lequel l’artiste partage une vision et travaille à la promotion de son art. C’est aussi une façon de contribuer au bien-être du marché de l’art.
Je trouve que ça dessert les œuvres et que ce n’est pas très honnête vis-à-vis des personnes qui achètent les estampes originales. Bien souvent, le rendu n’est pas qualitatif et/ou le format de l’œuvre n’est pas adapté au support. Je préfère sélectionner des produits de qualité sur lesquels je réemploie quelques motifs ou graphismes issus de mes œuvres. C’est un peu comme pour prolonger ma création avec, cette fois, un travail digital qui me permet de les adapter aux supports choisis.
Mes gravures sont volontairement limitées à 12 épreuves : 4 épreuves hors commerce que je me réserve pour tracer et promouvoir mon travail, et 8 épreuves destinées à la vente. Il y a 3 raisons pour expliquer ce format d’édition :
1) Bien que ce soit du multiple, je veux conserver la notion de “rareté”.
2) Quand on fait du multiple, le stock se remplit vite et ça peut avoir de nombreuses conséquences.
3) Le chiffre 8 a un sens tout particulier pour moi.
Je pars du principe qu’un professionnel qui fait appel à un artiste vivant, au lieu de faire appel à une industrie, est dans une démarche différente qu’il faut encourager. J’ai donc choisi de lui offrir l’exclusivité de l’œuvre créée à sa demande.